La maternité des Salamandre



  • Vous trouverez ici quelques photos de l’atelier

    Et sur

    , vous verrez fonctionner l’atelier, et aussi le terrible banc d’essai où je soumets mes réalisations à la torture (je suis en tenue de tortionnaire avec une grosse tâche de transpiration dans le dos 🤣)



  • content de te revoir parmis nous!
    toujours content de tes “broches de grugeage”?
    je me rapel plus, tu les avait acheté ou tu les avais fait toi?



  • Achetées chez Pro-Tools mais c’est pas franchement de la qualité. Certaines ont l’hexagone désaxé qui fait branler la perceuse (mais la scie cloche tourne droit) et l’acier est très basique donc il faut faire très gaffe au filetages. Mais toujours aussi content de mon idée “grugeage directement en position” qui simplifie vachement la vie et que j’accommode à toutes les sauces (7 utilisations sur un cadre et fourche + 1 dérivée à la scie à ruban plutôt qu’à la scie cloche) !


  • modérateur

    Yann, si à l’occasion tu pouvais faire un petit sujet dans la partie soudure brasure avec tes paramètres de soudure TIG selon ce que tu soudes, ce serait bien apprécié !
    En partant du diamètre de l électrode à l amperage, pulse ou pas etc

    Merci !



  • ok cool. oui c’est sur que ça a l’air super pratique de gruger en position. a réfléchir si je me décide a refaire mon jig. mais du coup avec des broche fait maison peut être.



  • Oui si tu as l’outillage pour faire de belles broches elles seront mieux que les Pro Tools. A l’occasion je m’en ferai refaire (ou j’achèterai un vrai tour).

    Pour moi le grugeage en position est une évidence pour faire du “sur mesure de série”, c’est à dire des vélos pas trop sortis d’un type général mais sur mesure.

    Dans mon esprit, avoir à faire deux réglages d’angle, un réglage de longueur et assurer une co-planéité des grugeages d’un top tube (et encore quand il est droit ça va mais quand il est cintré…) et refaire tous ces réglages sur un gabarit est une méthode de fabrication en série. D’un côté on règle une machine à gruger et on y balance 100 ou 1000 tubes, d’un autre côté on règle un ou 10 gabarit et on construit les vélos à la chaine. Mais à l’unité, je ne comprends pas l’intérêt.

    Avec le grugeage en position, je n’ai à régler aucun angle. J’ai une triangulation qui fige les axes (4 cotes à régler) et uniquement les deux cotes de passage du DT et du TT sur l’axe de direction (l’arrière du TT n’est pas à régler, il est aligné avec les haubans). pour les bases j’ai à régler le dégagement du pneu et la position de scie cloche du boitier de pédalier. Et pour les haubans rien du tout ! 10 cotes dont aucune angulaire à régler en tout et pour tout. Et derrière les scies cloches passent directement dans le bon axe et dans un plan bien parallèle au gabarit. Je trouve ça complètement cohérent avec mon activité.

    Mais, car il y a un mais, si on lubrifie, on en met partout et après il faut nettoyer tout le gabarit, les tubes et tout. Les scies cloches à denture fine aiment peu. La meilleure méthode que j’ai trouvé est de tourner plein gaz à sec avec des scies cloches à grosse denture (en tournant doucement ça engage). Ça limite l’usage à des aciers pas trop sévères (le Zona passe pas mal, le Cromor comme du beurre) et demande à apprivoiser un certain doigté pour appuyer quand il le faut (pour ne pas faire frotter inutilement la scie cloche sans couper) et par moment presque retenir une scie qui voudrait engager. Et parfois c’est le drame, en un seul tour une scie laisse toutes ses dents. Mais j’ai déjà tourné un mois avec une scie retaillée à la disqueuse !!! Donc en gros, si vos aimez la finesse passez votre chemin, mais question efficacité ça dépote.

    Le gabarit V2 est super polyvalent mais il a quelques zones d’imprécision et demande des réglages et démontages d’outil. Pour 2016 je prévois d’en faire un V3 uniquement dédié aux cadres “standard” (les tandems et trucs bizarres restent sur le V2) avec les caractéristiques suivantes :

    • plus compact pour rentrer ma petite pièce dotée d’un poele à bois
    • moins de réglages (le tube de selle sera fixe, deux cotes pour régler l’axe de direction, une seule cote pour le tube diagonal, une seule cote pour l’axe de roue arrière)
    • moins de démontages (notamment au niveau du boitier de pédalier où les outils de grugeage se mettront en butée instantanément et s’enlèveront immédiatement après grugeage)
    • les manques de précision du V2 bien évidemment corrigés
    • objectif : gain de temps de 1 à 2 heures par non démontage et non correction des erreurs de précision du gabarit ET AU CHAUD !!!

    J’ai deux vélos complets en stock à vendre et dès que les finances sont rentrées GO !



  • c’est sur que quand tu fait régulièrement le même type de cadre, c’est le top. et j’avais bien pensé aux problème de lubrification.

    après mes travaux sont très varier. je fait aussi bien des cadre de bmx que de descente. un enduro a venir, et peut être un fat pour l’hiver prochain. donc dans tous les cas, pour moi c’est réorganisation total du gabarit pour chaque cadre. entre tous les standard de BB et de largeur de moyeux, plus les petites spécialité des cadres tout suspendu, il faut que ce soit très versatile. donc c’est sur que ca me ferais gagné du temps de gruger en position , mais je gagnerais pas 2% du temps que je passe sur un cadre au final… (bon ok, je suis pas des plus rapide…)
    après ca m’ intéresse surtout pour (comme tu en parlais) les tubes cintré.

    ton jig v3 a l’air sympa!!



  • Pour la versatilité je trouve que le principe de mon V2 est pas mal. Une grande table rainurée où tu peux te fixer n’importe où, et un réglage des axes par triangulation entre des points remarquables (n’importe quel logiciel de CAO est capable de te donner de manière instantanée les cotes de réglage à partir du plan de ton cadre). J’y ai fait des tandems, un cargo (problème de passage du panier quand même !), un tall bike et même un chassis de fauteuil tout terrain. Pour faire les cadres de TS il me manquerait un support de grugeage vertical plaçable n’importe où (pour les pivots).

    J’ai d’autres petits gabarits pour bases / dropouts / BDP et pour les haubans (car contrairement à la majorité des gens qui font en premier le triangle avant, je commence mes cadres par l’arrière).



  • J’aurai jamais imaginé que les vélos Salamandre était fabriqués dans un atelier aussi “banal” . Chapeau, c’est du super boulot Yann !



  • Ah oui moi aussi j’aimerais bien un atelier en bois avec une vue dégagée et bioclimatique pour profiter du soleil d’hiver. Un jour ça viendra, mais pour l’instant j’ai un atelier en parpaings et tôle plein nord dans un immense hangar (bon l’été ça me va pas mal mais l’hiver faut quand même être motivé). Mais bon, il est spacieux, pas excessivement cher, en pleine nature, accessible directement depuis des singles de rêve, je peux faire de la disqueuse à 3H du mat si je veux. Je vais pas pleurer non plus



  • avoir de l’espace, voila qui est dàjà TRES bien!! Je suis aussi dans les grand froid en hiver! sauf qu’en plus je suis tout bloqué dans mon atelier de 20m2 ahaha. c’est mon rêve toute cette place! mais le prix du m2 est tellement élevé ou je suis… l’horreur


Log in to reply